samedi 9 avril 2011
Avis de recherche
Ma chère amie Sylvie, je t’ai gardée pour la fin, comme les Smarties rouges, mes favoris. Nous étions nées la même journée, la même année. Il était donc normal que nous aimions, détestions, les mêmes choses. Nous avons tellement pleuré, toi et moi, le jour de notre séparation. Je ne me rappelle pas combien de fois j’ai fait le trajet Québec-Montréal dans ma vie, mais je me souviendrai toujours de celui-là.
Combien de lettres avons-nous écrites par la suite pour nous plaindre de notre sort ? Une montagne, c’est certain ! Tu avais même convaincu ta mère de venir me visiter un week-end. Nous n’avions presque pas fermé l’œil pendant ces deux jours, tant nous avions du temps à rattraper. Tu es repartie et je ne t’ai malheureusement plus revue. L’envoi de lettres s’est espacé, puis il s’est arrêté. Notre amitié est devenue un souvenir, gravé pour toujours dans nos cœurs.
Je serai au Salon du livre de Québec la fin de semaine prochaine. Le plaisir atteindrait son paroxysme si mon amie Sylvie me faisait la surprise de se montrer à mon kiosque.
P.-S. Je serais tout aussi heureuse que mes autres amies s'y présentent.
mercredi 6 avril 2011
L'attrape-mots
En vérité, je me suis réveillée avec en tête une berceuse que ma mère me chantait toute jeune. "Attrape une p'tite étoile et mets-la dans ta poche et garde-la pour un jour de pluie... Et quand l'orage frappera à ta porte, t'auras la poche pleine d'étoiles..."
J'ai rapidement établi une analogie entre les étoiles et les mots. Ceux-ci sont innombrables, lumineux, filants, mystérieux, mais parfois aussi, invisibles, distants, éphémères.
L'auteure-blogueuse a donc décidé de laisser les étoiles où elles sont, car elle a un faible pour les mots.
lundi 4 avril 2011
Cooper
Oh! My! Oh! My! Je suis tellement enthousiaste que je frise l'énervement. Même si c'était prévu dans mes plans, le fait que mon futur chiot naîtra dans les jours qui viennent me rend fébrile.
Mon choix s'est arrêté sur un terrier Cairn pour une raison sentimentale. C'est à cause de Toto, le chien de Dorothy dans le Magicien d'Oz, un chef-d'oeuvre que j'ai regardé au moins une centaine de fois depuis que je suis toute petite. Je connais par coeur toutes les répliques ainsi que les chansons que j'aime fredonner quand je suis empreinte de nostalgie. De quoi rendre fou mon pauvre mari, je vous le jure !
Après le départ de Caddie, mon attachante Golden Retriever âgée de 15 ans, je ne pouvais concevoir de la remplacer immédiatement par un autre chien. Cela fera bientôt 10 ans qu'elle nous a quittés et je ne l'ai pas oubliée. Mon gros toutou est toujours aussi présent dans mon coeur et apparaît même souvent dans mes rêves. Tout comme elle le faisait derrière chez moi, je la vois batifoler dans les champs dans son paradis des chiens. (Rire)
Je suis désormais disposée à faire une place dans mon coeur à un autre compagnon. Je t'attends avec impatience mon petit Cooper. Notre longue histoire d'amitié s'apprête à commencer...
mardi 29 mars 2011
Rénos vs réécriture
Tout récemment, nous avons entrepris de restaurer notre salle de bain et un parallèle intéressant entre la démarche de réécriture et de rénovation s'est imposé à mon esprit. En bref, il faut accepter de démanteler certaines structures pour aboutir à la réalisation concrète d'un projet. C'est une sale besogne astreignante, quoique nécessaire, pour pouvoir jouir en bout de ligne du fruit de tous ses efforts.
Hum ! J'anticipe déjà le plaisir d'un bon bain après des heures à suer à grosses gouttes en retravaillant mon manuscrit.
jeudi 24 mars 2011
Marchands d'impolitesse
J'ai été soumise à ce traitement-choc trois fois hier ! Bien sûr, comme client, nous avons toujours le choix de suspendre nos achats et d'aller acheter dans un autre magasin, mais quand ton petit-fils a les yeux pétillants dans l'attente de recevoir son jouet, son livre ou son cornet de crème glacée, tu te la fermes, tu paies et tu bous à gros bouillons...
Je sais, je sais, les commerçants n'ont pas la vie facile ces derniers temps; nous ne sommes pas encore sortis de la récession. Sauf qu'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, comme disait ma grand-mère. Un petit sourire, un merci sincère, un revenez nous voir, ne requiert pas de temps, ni trop d'énergie. Il génère, au contraire, un investissement rentable, car un client satisfait revient régulièrement.
Je n'irai plus jamais renflouer les coffres de ces trois magasins. Et vous ne m'en voyez aucunement désolée !
jeudi 17 mars 2011
mardi 15 mars 2011
Faire le vide
Dans cet article, l'auteur avoue connaître des blocages dans ses projets d'écriture, et parvenir à les surmonter en déposant sa plume pour aller se ressourcer dans la nature. Il a été initié très jeune par son père à devenir contemplatif, ce qui n'a rien d'un état passif, le précise Robert Lalonde dont je cite: "S'arrêter pour regarder n'est pas une perte de temps, encore moins lorsqu'on est écrivain. C'est en fait une effervescence."
Je partage entièrement l'opinion de monsieur Lalonde. Mes arrêts volontaires me procurent toujours une source d'inspiration. Ils ont aussi l'avantage de relancer le processus de création quand j'éprouve des difficultés de ce côté.
N'est-ce pas curieux que l'imaginaire d'un auteur soit stimulé par le vide ? La complexité du phénomène me trouble et m'amuse à la fois...
