jeudi 28 novembre 2013

Libre comme l'air !

Cette impression de flotter sur un nuage, vous connaissez ? Le sourire aux lèvres, les épaules remontées, le souffle retrouvé et le pied dansant…

Je goûte à la quiétude d’esprit depuis que mes quatre personnages se sont éclipsés ailleurs. Pshhhhittt ! Ça fait tellement du bien de ne pas les traîner avec moi constamment. Ils prenaient tellement de place dans ma vie et celles des autres.

Je m’accorde un petit répit ; ça tombe à point, les Fêtes s’en viennent à grands pas! Je serai alors disposée après pour m’attaquer à la suite au masculin de mon récit contemporain ou bien je déciderai de m’atteler au polar d’après une de mes nouvelles ou bien je serai totalement absorbée dans la réécriture de mon récit de fiction. J’ai l’embarras du choix, le travail ne manque pas !

Mais en attendant, je vais passer des moments précieux avec ma famille, mes amis. Je vais voir à dénouer tous les nœuds accumulés dans mes épaules en raison des nombreuses heures d’écriture. Je vais reprendre l’entraînement et mes longues marches avec Cooper. Je vais me livrer à une orgie de films et de livres que je n’ai pas eu le temps de visionner ou de dévorer.

Oui, je compte bien profiter de ces quelques jours de liberté avant que d’autres personnages ne monopolisent mon attention pour des mois à venir. Je l’accepte de bonne grâce parce que cela fait partie du métier. Les livres ne se font pas par hasard, mais parce qu’il y a des lecteurs qui, du fond de leur chambre, les réclament en silence. (Extrait du Journal d’un écrivain en pyjama de Dany Laferrière.)

Je serai alors plus présente ici pour quelque temps. Profitons-en et à bientôt !

mardi 2 juillet 2013

Mille excuses !

Quand je me dévoue corps et âme à l’écriture, j’avoue être une bien piètre blogueuse et une pitoyable facebookienne tant qu’à faire. Seulement, si je veux que mon récit contemporain ait la chance d’être publié, un jour, je dois lui accorder toute mon attention. On m’a exigé le double de mots ce qui fait que je dois repenser toute la structure du roman. Déçue la madame ? Niet ! Pas du tout ! J’adore les défis bien que celui-ci en représente tout un.

C’est pourquoi je vous demande d’être patients pour quelques mois encore. Je vous entends pousser un hurlement : « Des mois ! Combien de mois ? » Sais pas. Tout dépend de la prodigalité de mes quatre personnages ; des jours, ils coopèrent, d’autres fois non. Et puis, j’écris à l’allure d’un escargot...
Inutile de forcer les mots, ça sort toute croche.

Aujourd’hui, j’écris avec des bas de laine dans les pieds. Je ne vous apprends rien si je vous dis que l’été tarde à nous faire suer cette année, mais le p’tit vlimeux va bien finir par s’installer pour de bon chez nous.


Je vous souhaite donc de formidables vacances et à l’automne prochain !

lundi 1 avril 2013

Devinette

Les dualités vous connaissez ? Moi, oui. Difficile de m'en défaire ; elles transpirent par tous les pores de ma peau.

Je veux, non je veux pas. J'aime, non j'aime pas. Je pense, non je pense pas...
C'est donc ben fatigant ! Vas-tu te décider à la fin ?!

Avec les ans, j'ai appris à dompter ma nature. J'arrive à trancher le débat. Schlack !  C'est ça qui est ça !

Une petite capricieuse résiste toutefois à tous mes efforts. Elle est impitoyable. Elle sait toujours ce qu'elle veut, celle-là. Je ne parviens jamais à la faire fléchir.

Qui ça, elle ?

Après RêveMarie, j'ai choisi ne plus jamais faire de séries, ayant trop d'idées pour écrire des livres uniques. Mais il y a deux semaines, elle m'a embarquée dans une suite.

Qui ça, elle ?

J'ai recommencé à souffrir d'insomnies afin d'élaborer son plan machiavélique. J'ai négligé ce blogue pour échafauder les chapitres. J'ai repoussé mes autres projets pour lui faire toute la place.

Qui ça, elle ?

Elle, c'est l'autre dans ma tête. Elle dort aujourd'hui.

Qui ça, elle ?

Chut ! Je n'ose même pas la nommer de peur de la réveiller.



 



lundi 11 février 2013

Projet 1


Je viens tout juste d’apposer le point final à mon récit contemporain. Je sais que plusieurs me demandent de quoi il s’agit, mais je ne peux vous en parler tant que les étapes de publication ne sont pas toutes conclues. Superstitieuse, la fille ? Pour ça, oui. La charge de travail est tellement énorme que je ne voudrais pas vendre la peau de… Bon ! Bon ! Vous comprenez.

Il est en lecture actuellement chez une et le sera chez l’autre très bientôt. Comme c’est ma première incursion dans ce genre littéraire, leur regard est très important avant que j’expédie le tout à mon éditrice.

Seule chose que je peux vous dire, c’est que j’ai eu un PLAISIR FOU à l’écrire. Plaisir que je souhaite de tout cœur vous transmettre. À part ma passion qui me pousse continuellement à l’écriture, c’est la seconde raison qui m’incite à continuer. Il est toujours gratifiant d’entendre que l’on apprécie son ouvrage parce qu'on s’arrache les tripes pour que l’histoire vous captive, vous ensorcelle, vous emmène ailleurs.

En attendant le résultat de leur lecture, je prends une courte pause cette semaine avant de continuer le projet 2, lundi prochain.

Merci de me lire et d’être encore là pour moi !

mercredi 5 décembre 2012

Toc ! Toc !




Je suis de nature sensible, hypersensible même. De mémoire, je l’ai toujours été. On me l’a reproché bien souvent. Fais-toi une carapace, sinon on te mangera tout rond !

La sensibilité est un couteau à double tranchant. D’un côté, elle enflamme mon imagination et stimule mon écriture ; de l’autre, elle m’oblige à me retrancher dans une forteresse inaccessible par mesure de protection.

J’ai décidé de me retirer avant de succomber à une surdose d’ions négatifs – corruption, intimidation, répression, agression, persécution, désillusion, frustration, indignation, humiliation… Assez !

Depuis une semaine, je n’écoute plus les nouvelles, ne lis plus les journaux et limite au maximum mes incursions sur les réseaux sociaux. Tous les jours, et à tout point de vue, je vais mieux, de mieux en mieux. (Extrait de Veuf de Jean-Louis Fournier)

- Es-tu là ? demande le méchant Loup de l'autre côté de ma porte.

Je ne réponds pas. Je suis occupée à manger ma galette avec mon petit pot de beurre.

jeudi 4 octobre 2012

Le feu de la passion


Si je suis si discrète ces temps-ci, c’est que je vis une grande histoire d’amour. Vous savez celle qui vous occupe constamment l’esprit, vous possède jour et nuit, et qui vous pousse à vous désintéresser de tout ce qui ne se rapporte pas à elle.

Si vous avez des reproches quant à mon absence, prière de les adresser à Frédérique, Nataly, Charlotte et Anne-Marie, les quatre personnages de mon prochain roman. Mais je vous préviens, elles ont du punch et un sens de la répartie.  Je viens de vous donner un indice là…

L’écriture de ce manuscrit est à la fois exigeante et stimulante ; elle requiert tellement de concentration de ma part que je suis K.O. à la fin de ma journée. Second indice…

Il ne me reste que quatre chapitres avant de taper le mot FIN. Je pensais avoir terminé plus tôt, mais j’ai choisi de goûter pleinement à ma passion d’écrire. « Un infini de passions peut tenir dans une minute. » Très juste, Gustave Flaubert.

samedi 15 septembre 2012

Joyeux anniversaire Agatha !


Mon idole de toujours est née en ce jour en l’an 1890. La reine du crime a écrit plus de 87 romans, recueils de nouvelles, pièces de théâtre, traduits dans le monde entier en plusieurs langues ! Agatha Christie couchait sur papier ses textes, installée sur un coin de table, ou bien à l’étranger, sur une simple caisse d’oranges. Rien ne l’arrêtait; tout ce qui lui importait, c’était d’écrire l’histoire qu’elle avait en tête.

Tirée de son autobiographie (une brique que je recommande fortement) écrite alors qu’elle avait soixante-quinze ans, l’écrivaine prolifique a eu un destin exceptionnel. Elle a vécu deux guerres mondiales, divorça (mal vu en ce temps) de son premier mari duquel elle a eu sa fille bien-aimée, Rosalind, subit par la suite une dépression nerveuse qui lui occasionna un épisode amnésique, fit plusieurs fois le tour du monde (elle avait un faible pour le Moyen-Orient), collectionna les belles demeures qu’elle adorait retaper elle-même, se remaria avec un archéologue qui devint l’amour de sa vie.

Mais ce que j’ai retenu le plus de cette autobiographie, c’est sa vie en tant qu’écrivaine. Son premier manuscrit mettant en scène son fameux détective belge, Hercule Poirot, a été refusé par une première maison d’édition. Elle renvoya La mystérieuse affaire de Styles à un autre éditeur, puis à un troisième et… à un quatrième. Un jour, elle reçut une lettre. Une maison d’édition désirait publier son manuscrit et signer un contrat avec elle. Celui-ci stipulait qu’elle n’obtiendrait aucun droit d’auteur avant la vente de deux mille exemplaires, petit pourcentage ensuite, et une clause la liant pour cinq prochains romans avec un pourcentage à peine supérieur. Devinez ? La grande Agatha signa avec enthousiasme ! Après tout, elle écrivait pour le plaisir… Le livre fourmille d’anecdotes de ce genre, ce qui pour l’aspirant-écrivain ET l’écrivain publié est une source d’inspiration, de réflexion et de réconfort.

Bonne fête merveilleuse Agatha où que tu sois !