mardi 25 octobre 2011

Retourne te coucher !


J’ouvre un œil, il est 6h30. Ah non ! Pas déjà ! Encore une fois, j’ai mal dormi à cause de mon cours sur les rêves que je prends depuis deux mois. Je veux tellement, tellement rêver à tout ce que j’apprends dans ce cours, que je me réveille tout le temps en espérant avoir fait « le » rêve auquel j’ai postulé avant de m’endormir.

Je me lève, m’étire, me traîne jusqu’à la cuisine. J’aperçois mon mari qui lit tranquillement le journal en mangeant son déjeuner. Bon matin ! Bisous, bisous. Puis mon regard s’attarde ensuite sur le plancher. Mais qu’est-ce que c’est ? Ah non ! C’est pas ce que je suppose ? Je me penche, renifle de loin… Eh oui ! Merde ! Oups ! Justement, c’est ça, scusez ! La coupable n’est pas tout à fait celle que vous pensez, mais les souliers de mon mari qui…, enfin, vous comprenez. Pendant qu’il s’en occupe, je sors sceau, vadrouille et multiples pschitt, pschitt ! Il n’est même pas 7h du matin que je plie l’échine et frotte énergiquement la moindre trace douteuse apparaissant ici et là.

Dégoulinant de sueur, je passe sous la douche. Après un vigoureux shampoing, j’ouvre les yeux. Une ombre bouge derrière la vitre. C’est toi, mon mari ? Tu te rappelles, là, là, que tu lui as souhaité bonne journée sur le pas de la porte. Incapable d’émettre un son, j’entrouvre en tremblant la porte de la douche. Cooper se lève en branlant la queue, accrochant de ce fait la porte de la salle de bain sur laquelle j’ai suspendu au préalable ma robe de chambre bleu foncé. Oh boy ! Tu regardes trop de film d’horreur, toi…

Quelques minutes plus tard, je renverse mon café sur ma table de travail, aspergeant ainsi mon clavier, mon écran, ma blouse, mes pantalons, le plancher de mon bureau !!! Cooper s’amène en vitesse et se met à barboter dedans à qui mieux mieux. J’essaie de l’attraper avant qu’elle ne salisse partout dans la maison. Peine perdue ! Je ressors sceau, vadrouille et multiples pschitt, pschitt, puis une fois terminée, j’abdique et retourne me coucher.



mardi 18 octobre 2011

De retour et en pleine forme !


Je suis arrivée dimanche. Je me suis couchée avec la tête encore remplie d’images qui ne voulaient pas s’effacer : Bruxelles, Ostende, Bruges, Dinant, Amsterdam et puis Londres, la magnifique…  Tout au long de ce circuit à l’étranger, j’ai été transportée par l’enthousiasme contagieux de ma fille, j’ai retrouvé avec plaisir la franche complicité de ma sœur et j’ai apprécié l’affabilité de son mari qui ne s’est jamais plaint une seule fois de cette présence féminine parfois envahissante. (Rire)

Lundi, une fois les bagages défaits, et la laveuse fonctionnant à plein régime,  j’ai voulu m’imprégner de mes souvenirs de voyage en visionnant sur mon écran d’ordinateur les photos prises durant ce séjour mémorable. Un message de ma directrice littéraire est tout à coup apparu dans ma boîte de courriels. Tiens ! Tiens ! Serait-ce le verdict tant attendu ? J’ai cliqué tout de suite, mon cœur galopant éperdument dans ma poitrine… Elle avait terminé de lire le manuscrit du tome 3 vendredi (bon timing !) et me disait que j’avais très, très bien travaillé, tout cela annoté d’un sourire en bout de ligne. Fiou !!! On se voit la semaine prochaine pour discuter ensemble des corrections ? Yes madame !!!

Je serai donc passablement occupée du côté littéraire avec le dernier tour de piste de ma trilogie, l’écriture du nouveau roman et le Salon du livre de Montréal en novembre, une occasion privilégiée pour renouer avec mes lecteurs et mes collègues. La prochaine saison s’annonce effervescente à tous les égards, mais ce n’est pas moi qui vais me plaindre. L’énergie sera au rendez-vous, promis !

jeudi 29 septembre 2011

Les fantômes de mon passé


Ma passion pour tout ce qui est british date de mon adolescence. À cette période, je dévorais les romans de Charles Dickens, Jane Austen, Emily et Charlotte Brönte, Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle, Lewis Carroll, pour ne nommer que ceux-là. Je rêvais d’arpenter les ruelles sombres des quartiers de Londres faisant fi de l’épais brouillard comme Sherlock Holmes et m’imaginais fouler les landes en Cornouailles à la recherche de l’âme sœur telle une héroïne tragique. Tournant subrepticement le dos à la cour des souverains de France au profit de celle d’Angleterre, la dynastie des Tudors devint une véritable obsession qui, jusqu’à ce jour, ne m’a jamais quittée. Ma fascination pour les fantômes et revenants tire également son origine de ce pays où ils regorgent encore dans ses châteaux et manoirs hantés.

Je me suis mise à déguster du thé noir anglais que j’accompagnais de petits sandwiches aux concombres et de scones. Je fus une des premières dans mon entourage à porter la mini-jupe et les bottes de vinyle (faute de pouvoir me procurer celles en cuir), plongeant mes parents dans une désolation totale. Je vouais un culte insensé à mes cheveux longs et droits, me maquillais les yeux d’un lourd trait d’eye-liner noir pour imiter les yeux de biche du célèbre mannequin Twiggy. Je fredonnais les derniers tubes des Beatles et des Rolling Stones quand mes amies tripaient sur Adamo ou Donald Lautrec.

Dans quelques jours, je vais me réapproprier mon cœur d’adolescente lorsque je poserai les pieds pour la première fois en terre anglo-saxonne. Gagez-vous que je n'aurai pas les yeux assez grands ? Je vous donne donc rendez-vous à la mi-octobre, avec quelques fantômes de plus dans mes bagages…

À bientôt !


samedi 17 septembre 2011

Saveurs d’automne


Saison prometteuse que celle qui s’annonce ! Moi qui croyais m'ennuyer après avoir apposé le point final à ma trilogie, eh bien, le nouveau roman en cours me donne autant de plaisirs que de défis. Même si je dois réajuster mon style vu le genre différent, j’ai la curieuse impression de ne pas avoir délaissé totalement le surnaturel tant l’exercice se situe dans ma zone de confort. J’avoue même que c’est thérapeutique… (rire) Mais attention ! La tâche n’est pas facile, loin de là, car chaque phrase doit définitivement puncher (indice) !

C’est pourquoi qu’entre deux séances d’écriture, je peins, je cuisine ou je sors marcher. Ma matière grise apprécie énormément ces petites pauses exquises. De toutes les saisons, l’automne est ma préférée : l’air plus frais, les gros chandails, les soupes et les plats mijotés, les odeurs de terre et de feuilles, la lumière dorée en fin d’après-midi, sans oublier les nombreuses nouveautés littéraires, le retour de nos séries télévisées (délicieux Mauvais karma et Tout pour moi), les 1001 cours de perfectionnement à choisir, (afin de nourrir mon inspiration, j’ai débuté cette semaine un atelier intitulé « Le Rêveur actif » ; je dois noter tous mes rêves dans un journal, même les plus farfelus. Ça promet, je vous le garantis !).

Je mettrai toutefois tout cela en veilleuse pour quelques jours, car je m'envole bientôt vers la Belgique pour aller visiter ma petite sœur que je n’ai pas vue depuis presque deux ans. La perspective de ces heureuses retrouvailles me comblait déjà de joie, qu’à cela s’est ajoutée une grâce supplémentaire : ma fille m’accompagnera durant ce voyage ! Et comme le bonheur croît avec l’usage, nous avons multiplié quelques incursions ici et là aux Pays-Bas, Luxembourg, France et Royaume-Uni.

Me vient un seul mot à l’esprit à propos de ce splendide automne qui se dessine : GRATITUDE.

samedi 10 septembre 2011

Je vois rouge !


Pour la deuxième fois cette année, ma coiffeuse m’a fait des mèches rouges ! Je vous entends rire là… Sa maladresse commence à ressembler à une punition du ciel. Allez ! Je me confesse pour que cesse enfin cette malédiction qui s’abat sur ma tête !

Les cheveux roux n’ont pas toujours été dans ma palette de nuances préférées.  Voilà ! C’est dit… Eh merde ! Je me sens toute croche, même après avoir spécifiquement usé de diplomatie.

Pour les roux naturels, je sais bien que ce n’est pas de votre faute. Oups ! Je m’enfonce là…

Vous vous dites que j’ai juste à retourner chez la coiffeuse gaffeuse. Eh bien non ! Ce serait trop facile pour le gars d’en haut, je mérite une bonne leçon. Pour un certain temps, j’assumerai donc courageusement mon look post apocalyptique.

En attendant, bien sûr, de trouver une autre coiffeuse…

vendredi 2 septembre 2011

Savoir s’arrêter, c’est se donner les moyens de mieux repartir !


Le tome 3 de la série RêveMarie étant actuellement en lecture, j’ai pris une petite pause cette semaine avant de me lancer dans un projet totalement différent.

Ce récit concernant les femmes de ma génération m’est venu à l’esprit au printemps dernier. J’ai déjà brodé le canevas de l’histoire et entamé quelques chapitres.  

Outre le passage difficile du cap de la cinquantaine, il aborde les sujets de réflexion suscitant une certaine polémique au sein de mes contemporaines. Ce sera écrit avec un humour grinçant, mais chargé à bloc d’émotions ! J’ai tellement hâte de m’y mettre que les doigts me démangent juste à y penser…

Chers passionnés (es) du monde fantastique, je ne vous délaisse pas pour autant, car je vous ai déjà concocté une autre potion. J’attends une approbation au préalable avant de vous révéler le grand mystère entourant ce roman inédit.

Bonne rentrée littéraire automnale !

mercredi 31 août 2011

Patience...

Je vous reviens dans un jour ou deux avec un nouveau billet. J'espère que vous aimez la nouvelle présentation. Ça m'a pris un temps fou !