jeudi 8 mars 2012

Chapeau !


En cette journée de la femme, j’ai fait ce matin un rapide saut dans le temps pour constater le chemin parcouru par les générations successives de ma famille.

Ma grand-mère mesurant à peine 5 pieds et pesant autour de 90 lbs - vous voyez le portrait - a mis au monde dix enfants, dont neuf ont survécu. Sans qu’elle n’ait un mot à dire, Jeanne Godin, la joyeuse citadine des années vingt, a été catapultée en pleine campagne dans une bicoque isolée de tout, sans électricité, sans eau courante et sans installations sanitaires. Pour faire vivre sa famille, mon grand-père partait le dimanche pour aller travailler à la Wabasso à Trois-Rivières et ne revenait que le vendredi. Ouf ! Grand-maman, je pense à toi aujourd’hui.

Ma mère, comme presque toutes les femmes de sa génération, a été privée d’une éducation. À 50 ans, elle a eu le courage de retourner sur les bancs d’école afin d’obtenir son diplôme d’enseignante. Je n’oublierai jamais la fierté dans ses yeux lorsqu’elle a reçu ce fameux papier attestant le droit d’exercer sa profession. Une profession qu’elle a pratiquée jusqu’à sa retraite. Les enfants - des adultes maintenant - auxquels Jeannine Cartier a enseigné me parlent encore d’elle avec affection. Maman, je pense à toi aujourd’hui.

Ma fille a vécu dans une maison confortable et a complété des études universitaires. Je pourrais m’arrêter là et dire que la vie de Janie Collin est beaucoup plus facile en comparaison de celle qu’ont connue ses aïeules, mais ce n’est pas le cas. Conjuguer famille et emploi, surtout si vous travaillez dans le milieu hospitalier, représente un défi à relever tous les jours de la semaine.  Ma fille, je pense à toi aujourd’hui.

Je souhaite une merveilleuse journée à toutes les femmes de ce monde et de l’autre…

mardi 28 février 2012

Saison prometteuse


Ces temps-ci, je me consacre presque entièrement à la promotion de ma trilogie. En mars et avril, on me verra dans trois salons (Outaouais, Trois-Rivières et Québec) et à mon lancement, vendredi le 20 avril dans mon quartier de Sainte-Rose. À propos de ce dernier, je vous donnerai tous les détails dans le prochain billet. Deux entrevues ont été faites également, une à la radio de Carlton en Ontario, et l’autre dans une revue sherbrookoise, Les pagESBlanches, réalisée par les étudiants du secondaire de Bromptonville. Le thème central du numéro de février touche le rêve. Vous pourrez y lire un chapitre perdu du tome 2 de RêveMarie où le monde onirique y est spécifiquement abordé. Un concours pour les usagers de Facebook débutera dans les prochains jours. En cliquant sur "J’aime" sur la page de RêveMarie, les abonnés courront la chance de remporter un cadeau spécial que je dévoilerai très bientôt. Les visiteurs à ma table de dédicaces aux différents salons auxquels je participe ne seront pas en reste ; je leur réserve une agréable surprise.

Pas trop le temps d’écrire… (Snif !) Je griffonne toutefois des notes, beaucoup de notes, associées à la création de mes personnages ; un exercice que j’adore particulièrement.  J’observe la physionomie des gens que je rencontre, analyse leur démarche, leurs manies, leur façon de s’exprimer. Les noms et prénoms attirent également mon attention ; Mirka, Madaïa et Izak sont les preuves concrètes de mon… vampirisme. Je me rabats aussi sur la lecture ; mes piles diminuent à vue d’œil. Mes futures incursions aux salons du livre auront tôt fait de les augmenter, je le sens. Difficile de résister à cette tentation !

Il y a une odeur de printemps dans l’air et février n’est même pas fini…

vendredi 17 février 2012

En grande primeur


Voici la couverture du tome 3 - Le choc des esprits. Elle est belle n'est-ce pas !? J'ai vérifié toutes les épreuves cette semaine et si tout va comme prévu, le roman sera disponible vers la fin mars. C'est au Salon du livre de Trois-Rivières, le 30 mars prochain, que je pourrai dédicacer mes premiers exemplaires.

Je prépare également mon lancement qui aura lieu quelque part en avril. Je vous donnerai la date exacte et le lieu quand tout me sera confirmé.  

Je souhaite de tout coeur partager avec vous ce moment fébrile causé par la sortie de mon  dernier roman. Place à la fête !

mercredi 1 février 2012

Souvenir de voyage


Dans quelques jours, je troquerai les bleus de l’hiver pour les bleus de l’océan. La dernière fois que je suis allée en Floride, c’était après la mort de maman, il y a dix ans déjà. J’étais crevée et j’avais le cœur en miettes. La sœur de ma mère, Suzanne, qui y possède un condo, m’avait proposé de l’accompagner. Je m’en souviens comme si c’était hier…

Après le petit-déjeuner, nous nous installions sur la plage. Chaises, parasol, serviettes, livres, sans oublier la glacière chargée de victuailles, histoire de nous soutenir jusqu’au coucher du soleil. Tous les jours, tante Suzanne me racontait la jeunesse de maman. Elle était belle, lumineuse ; les gens se retournaient sur son passage. Elle cousait merveilleusement bien ; elle confectionnait tous ses vêtements, même sa robe de mariée ! Elle adorait l’opéra, Verdi, Puccini surtout, qu’elle fredonnait mélodieusement en compagnie de mon grand-père.

La voix de ma tante se mêlait au bruit des vagues. Je fermais les yeux et rêvais à cette jeune femme éblouissante. Le joyeux cri des mouettes me réveillait. Je me levais pesamment pour aller marcher sur la plage, m’arrêtant de temps en temps pour plonger dans la mer. À la fin de la journée, nous jetions notre bric-à-brac dans le coffre de l’auto et mettions le cap vers les magasins. Je me revois encore déambuler les allées, le fond de culotte mouillé et les cheveux en bataille. Après avoir déniché nos trésors, on se rendait au Red Lobster pour le Happy hour et je commandais une montagne de crevettes et une coupe de Margarita - une chaudière, devrais-je dire, prodigalité de nos cousins américains. Il n’était donc pas étonnant que les yeux me ferment à 8h du soir !

De retour au condo, je passais sous la douche et me glissais avec bonheur sous les draps. Le même scénario s’est répété pendant une semaine. Grâce aux bienveillantes attentions de tante Suzanne, je suis rentrée au Québec, fraîche et dispose. Je me suis remise à l’écriture et j’ai composé… RêveMarie.

Je vous reviens après quelques jours de repos. La saison qui s’annonce promet d’être très active. Je serai présente à plusieurs salons en commençant par Gatineau, puis Trois-Rivières et Québec. J’ai très hâte de vous y rencontrer. À très bientôt !

mercredi 25 janvier 2012

Assumer sa folie

Ça y est ! Le Choc des esprits a atteint un point de non-retour. Il est parti hier pour la mise en page. Lorsque j’ai apposé le point final final de la trilogie, je n’ai pas versé une larme en comparaison des deux autres tomes. Suis-je rendue insensible à la fierté du travail accompli ? me suis-je demandé, dans un moment de stupeur. Je ne comprenais pas mon attitude jusqu’à ce que j’ai réalisé pourquoi.

La possibilité d’une suite dérivée de la série RêveMarie a sûrement fait en sorte d’adoucir ma tristesse face à la finalité de mon œuvre. L’idée m’est venue lorsque j’ai terminé les corrections du tome 3. Tout naturellement, la trame d’un récit s’est faufilée dans mon esprit. Les personnages se sont présentés comme s’ils n’attendaient que cela. J’ai tout noté et me suis aperçue que j’avais là assez de matériel pour une autre belle aventure.

Misère ! Quand vais-je trouver le temps d’écrire tous mes projets ? Il y en a déjà deux en cours… Suis-je trop ambitieuse, déraisonnable ? Vivre avec tout ce monde dans ma tête me rendra encore plus... dingue. (Rires) Ma famille, mes amis, qui sont conscients de cette réalité quotidienne, me pardonneront-ils mes absences de corps et d’esprit ? J’ose espérer que oui, parce j’ai décidé de relever le défi.

 Qui m’aime me suive ! Dans ma folie y compris…

mercredi 11 janvier 2012

30 pages à la corbeille !


Le temps des Fêtes a été propice à une profonde réflexion qui m’a emmenée à porter ce geste impératif. J’ai supprimé 30 pages de mon nouveau roman, ce qui compte pour 45 pages environ dans un livre grand format. Ayoye ! Ouch ! Ouille! Ça me fait encore mal juste à y penser.  

Il le fallait toutefois pour améliorer le fil conducteur du récit. Par la suite, les idées n’ont pas cessé de foisonner, ce qui me confirme d’une certaine façon que j’ai agi dans l’intérêt du roman. Pour faire un jeu de mots, mon travail s’en trouve aussi considérablement allégé. Je me doutais que d’attaquer un nouveau genre me ferait naviguer dans des eaux étrangères, mais il y a des limites à s’imposer une discipline qui ne correspond pas à ses aspirations.  

L’exercice m’a permis d’évaluer mes capacités en tant qu’auteure. Je ne me sous-estime pas, loin de là, je reconnais plutôt le style d’écriture qui me caractérise. Je poursuis donc l’aventure en sachant que seule la fin du premier jet me prouvera la pertinence de cette suppression. 

jeudi 5 janvier 2012

Décision


Enfin me voici ! Je vous le dis, ça fait deux jours que je travaille ce billet. Étant le premier de l’année 2012, je lui ai attribué une importance déterminante, voyez-vous. Il s’agit de notre traditionnelle prise de résolutions en janvier. Pourquoi s’acharne-t-on à en prendre autant ? N’est-il pas plus facile de s’en tenir à une seule par année ? Une qui nous fera péter les bretelles au Jour de l’An et qui méritera véritablement que l’on sable le champagne.

J’ai fait une liste exhaustive de mes résolutions afin de choisir celle qui me conviendra en cette nouvelle année : 1- Prôner la simplicité. (Pas besoin de faire partie du mouvement des Indignés pour en reconnaître toutes ses valeurs.) 2- Dédramatiser que diable ! Inspiration, expiration. Tout problème est porteur de solutions. Inspiration, expiration. Tout problème est porteur de solutions. 3- Pratiquer l’art d’écouter, d’observer, de méditer. Ouf ! Faire taire la reine du bavardage est tout un défi ! 4- S’émerveiller de tout, apprendre encore et encore. Eh oui, ce programme éducatif ne s’adresse pas uniquement aux enfants. 5- S’affranchir de ses complexes ; les énumérer serait trop long, c’est pratiquement perdu d’avance, je le crains... 6- S’accorder quotidiennement le droit de s’amuser. Même les papes manquent de sérieux, paraît-il. 7- Lâcher prise ; impossible de tout contrôler. Que sera, sera ! Bon, ça s’arrête ici.

Hum ! Laquelle prendre ? Laquelle me garantit toutes les chances de réussite ? 2-3-5 les compromettent grandement, à mon avis. Quoique…, l’effort à fournir risque d’augmenter mon sentiment de fierté si je mène à bien ma résolution. OK, j’ai choisi ! Non, je ne vous dis pas laquelle. À la fin de l’année seulement, promis !